The Rape of the Samburu Women

Caipirinha Short Films

In addition to releasing feature documentaries, Caipirinha Productions has produced an ongoing series of short films that focus on particular issues and locations. We continue to be engaged in these various campaigns and will publish our new shorts here as soon as they are completed!

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The Rape of the Samburu Women

For more than fifty years, England has maintained military training facilities in the Samburu region of its former colony, Kenya. During this period, women in the area have faced an epidemic of rape. Women from the Samburu, Massai, Rendile and Turkana indigenous communities have filed more than 600 official rape claims against British soldiers. Yet, despite documentation of their claims, a three-year internal investigation by the Royal Military Police (RMP) cleared all soldiers of wrongdoing. Meanwhile, the victims have been shamed and outcast in their communities, many to the point of exile. In the mid-1990s, Beatrice Chili responded to this situation by establishing the village of Senchen, a self-sufficient community run entirely by women. There, women build homes, weave textiles, gather and grow food, and raise children. This short film visits the brave women of Senchen, who speak candidly about their suffering and talk passionately about their demands for justice. Watch the film to hear their stories and to find out how you can offer your support.



SYNOPSIS (FRANÇAIS)

Dans ce film cru et poignant, Lee recueille les témoignages de nombreuses femmes kényanes, toutes violées par des officiers britanniques qui occupent les camps d’entraînement militaires installés dans le pays depuis son indépendance en 1963. Ces actes abjects ont beau être dénoncés, plainte après plainte, l’armée décline résolument toute responsabilité et l’autorité locale ferme les yeux. Stigmatisées indûment comme le sont souvent les victimes de viol, ces femmes se voient bannies de leurs familles et leurs villages. Portant et élevant seules les fruits de leur agression, elles trouvent comme seule consolation de se regrouper entre semblables, instaurant une sorte de communauté matriarcale. L’ironie du sort fait que leurs histoires, balayées comme autant de mensonges, se confirment sur les visages innocents de leurs enfants clairs de peau, leur métissage étant la preuve indéniable de leurs véritables origines. Avec une profusion de larmes en gros plans, Lee choisit délibérément de ne pas édulcorer ce discours direct ou d’enrober sa narration de la moindre distanciation, pour rendre pleinement compte de l’envergure de l’atrocité et de l’impudeur de ses auteurs. Son point de vue intransigeant empêche toute indifférence et nous oblige à nous positionner face à une réalité écœurante : s’indigner et réagir, ou rester passifs tout en gardant un goût amer dans la bouche.

Par Adi Chesson